Lettre d'information du Projet Aladin - DÉCEMBRE 2013


ACTUALITES DU PROJET ALADIN

UNE CONFERENCE INTERNATIONALE SUR L’ENSEIGNEMENT DE LA SHOAH, ORGANISÉE PAR LE PROJET ALADIN EN TURQUIE, MET L'ACCENT SUR LE MOYEN-ORIENT ET L’AFRIQUE DU NORD 

Istanbul - La première conférence sur l'enseignement de la Shoah dans un pays musulman a réuni plus de quarante hauts fonctionnaires , universitaires , éducateurs du monde entier ainsi que plus de cent cinquante universitaires, enseignants et chercheurs turcs pour débattre et échanger sur les moyens d’introduire l'enseignement de la Shoah et de sensibiliser le public au génocide des Juifs d'Europe dans les pays du Moyen-Orient, d’ Asie, d’ Afrique et en Europe du Sud -Est.

L'illustre Université  de Galatasaray a accueilli le séminaire organisé par le Projet Aladin, en coopération avec le United States Holocaust Memorial Museum de Washington (USHMM) et avec le soutien de International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), une organisation intergouvernementale composée de représentants du gouvernement et d’experts de trente et un  pays. Son président canadien Mario Silva et  l’Ambassadeur Sir Andrew Burns, qui assurera la présidence britannique de l’IHRA à partir de 2014, ont pris part aux sessions de travail et aux discussions.

Dans son allocution d’ouverture, Abe Radkin, directeur exécutif du Projet Aladin a qualifié le séminaire « d’événement décisif, car nous  concentrons nos efforts, au-delà de la lutte contre le déni et la banalisation de la Shoah, sur l'enseignement de ces pages sombres de l'histoire humaine. » Ce séminaire est la première de cinq conférences régionales que le Projet Aladin tiendrait dans le courant de l'année prochaine à Bakou, Astana, Dakar et Rabat.
Lors de la cérémonie d’ouverture qui a été couverte par les journaux et chaines de télévision nationaux ainsi que la presse internationale, de nombreux dignitaires comme Isak Haleva, le Grand Rabbin de Turquie; Laurent Bili, ambassadeur de France en Turquie; le consul général américain Charles Hunter; Moshe Kamhi , consul général  d’Israel ; Ethem Tolga, président de l'Université de Galatasaray et Ishak Ibrahimzadeh, président  de la communauté juive étaient présents.

Etaient également présents  des représentants du musée de l’Holocauste de Washington, de Yad Vashem, de la Fondation Française pour la Mémoire de la Shoah, ainsi que ceux d’organisations internationales telles que l'UNESCO, les Nations Unies et le Conseil de l'Europe. De hauts responsables des ministères turcs de l’Education, des Affaires étrangères et des Affaires européennes  ainsi que des personnalités et experts roumains, croates et sud-africains étaient également présents.

Une grande partie des discussions et des échanges a porté sur les raisons qui rendent nécessaire l’enseignement  de la Shoah dans un pays musulman où la Shoah n'a pas eu lieu, ainsi que sur l’intégration de tels cours dans le programme scolaire. « Ne pas avoir un lien historique à la Shoah ne signifie pas l’indifférence et l'arrogance parce que nous sommes tous des êtres humains », a déclaré Cengiz Aktar, universitaire turc. 

Dans son discours , le directeur exécutif de l’USC Shoah Foundation », Stephen Smith a mis l’accent sur trois principes fondamentaux, l'humilité, le courage et la confiance : l'humilité face à une telle souffrance humaine, l'humilité de reconnaître la douleur des autre , l'humilité d’ignorer notre amour-propre et d’être prêt à écouter l'Autre; le courage de dire la vérité, de franchir les barrières, d’aller vers l’Autre et de faire  le bien, et finalement la confiance qui ne peut naitre et grandir que si nous sommes sensibles à l’Autre.

S'exprimant au nom du ministère des Affaires étrangères du pays hôte , l'Ambassadeur Ertan Tezgör , chef de la délégation turque auprès de l' IHRA , a décrit le Projet Aladin comme «  une plate-forme interculturelle  pour l'échange d' expériences et d'idées » et a réaffirmé la position de son gouvernement  pour lequel «  la Shoah reste un moment  à part et sans précédent de l'histoire, et nous devons nous assurer qu' il en sera toujours  ainsi. « L'éducation est la clé  pour  sensibiliser le  public et  rendre la mémoire  vivante », un point qui a été repris par Ibrahim Bükel, un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation nationale et membre du Conseil de l’Enseignement.

Pour conclure, l'Ambassadeur Sir Andrew Burns a noté que la conférence fut " un grand succès", soulignant que les discussions de ces  deux jours ont apporté beaucoup d'idées intéressantes  et des solutions qui doivent être étudiées et approfondies. Il s’est engagé à ce que la présidence britannique de l'IHRA continue à soutenir le Projet Aladin et d'autres organisations dans leurs efforts pour introduire l'enseignement de la Shoah dans les différentes régions du monde.

PROJET ALADIN AU SALON DU LIVRE DE BEYROUTH

Des représentants du Projet Aladin étaient présents au Salon francophone du livre de Beyrouth pour rencontrer des acteurs locaux et présenter aux participants et partenaires potentiels les ouvrages de la Bibliothèque Aladin, tels que le Journal d’Anne Frank et Si c’est un homme de Primo Levi.

Placé sous le haut patronage du Président de la République libanaise Michel Sleiman, le Salon du livre de Beyrouth est le troisième salon littéraire francophone au monde après celui de Paris et de Montréal. Il s’impose depuis de nombreuses années comme un événement majeur de la vie culturelle libanaise.

Pour les représentants du Projet Aladin ce fut l’occasion d’aller à la rencontre, pendant 3 jours, d’un public de près de 80 000 visiteurs composé essentiellement d’élèves, étudiants, intellectuels et auteurs, et de nouer des relations avec des professionnels du livre, éditeurs et libraires, présents au Liban et sur l’ensemble du Moyen-Orient.

Clément Vigneaud, chargé de mission au Projet Aladin, a ainsi visité le salon du livre en compagnie de Thierry Quinqueton, Chef du Bureau du Livre à l’Institut Français du Liban et commissaire général du Salon, afin de présenter les réalisations du Projet Aladin tels que le Journal d’Anne Frank et Si c’est un homme de Primo Levi traduits en arabe, et également les livres de la collection « Histoires partagées » sur les communautés juives en terre d’Islam, à différents éditeurs libanais.

Ce retour des livres du Projet Aladin à Beyrouth avait une signification toute particulière : en 2009 le Hezbollah avait déclaré le Journal d'Anne Frank "pro-sioniste" et l’avait interdit au Liban, décision qui avait soulevé une vague de protestation dans le pays. Des parlementaires et partis politiques libanais avaient alors dénoncé cette « censure obscurantiste » et le quotidien L’Orient- Le Jour avait répondu en publiant des extraits du livre d'Anne Frank.

Malgré les tensions dues au conflit israélo-palestinien et attisées par la guerre civile en Syrie, de nombreux visiteurs et acteurs du salon ont montré leur intérêt pour les livres traduits par le Projet Aladin et son engagement dans le dialogue interculturel et interreligieux, une question très actuelle au Liban. « Ce que vous faites pour le rapprochement entre Juifs et Musulmans est particulièrement courageux et audacieux,» a confié un universitaire libanais, avant d’ajouter : « Dans cette région, les gens ne distingue pas entre Juifs et Israéliens, ce qui complique énormément votre tâche. »

En découvrant les réalisations du Projet Aladin, Rabia, une jeune institutrice libanaise se disait à la fois intéressée et partagée par la traduction en arabe du Journal d’Anne Frank : « Qui peut rester indifférent face à la barbarie qui a visé les Juifs en Europe ? » dit-elle, et ajoute après une longue pause « Mais les israéliens n’ont pas appris les leçons qu’il y a dans ces livres ». Une femme engagée dans les médias encourage la diffusion de la traduction du Journal d’Anne Frank au Liban malgré les critiques et l’auto-censure que cette action pourrait faire naître. « Je vous rappelle qu’en 1974 quand les négationnistes américains ont voulu organiser une conférence à Beyrouth, ce sont des intellectuels arabes et libanais qui ont persuadé le gouvernement d’annuler cette réunion en menant une campagne d’information dans la presse. Ce n’est pas facile, mais il faut le faire. »

Pour Zineb, une étudiante du quartier sud de Beyrouth, parler objectivement des Juifs ou des Israéliens tant que le conflit dure reste un vrai défi. « Avec Facebook et les réseaux sociaux, on peut se renseigner plus facilement sur ces sujets, mais malheureusement nous nous trouvons dans une situation où on ne peut pas discuter librement d’un certain nombre de sujets sans provoquer étonnement et parfois réactions violentes » dit-elle.

Plusieurs membres des commissions du Projet Aladin figuraient parmi les intervenants des débats organisés pendant le salon. Ainsi l’intellectuel Rachid Benzine, membre de la commission des livres, est intervenu au colloque intitulé : Quel avenir pour le bien-vivre ensemble au Moyen-Orient ? La gestion de la pluralité ethno-religieuse à la lumière des révolutions arabes. Un autre membre de cette commission, Joseph Maïla, a participé à l’émission « Affaires étrangères » de Christine Ockrent pour parler de la situation du Liban sur l’antenne de France Culture installée pendant deux jours au centre du salon.

PROJET ALADIN AU 16EME RENDEZ-VOUS DE L’HISTOIRE DE BLOIS

Les Rendez-Vous de l’Histoire organisés chaque année à Blois depuis 1998 sont devenus un événement incontournable pour tous les passionnés d’histoire et pour les enseignants de cette discipline.

En préambule au projet de formation qu’il souhaite développer avec le ministère de l'Éducation nationale, le Projet Aladin a tenu à participer à ces journées : dans le cadre des rencontres pédagogiques plus particulièrement destinées aux enseignants, il a organisé, le samedi 12 octobre 2013, sur le thème « Combattre le racisme et l’antisémitisme à l’école », une table ronde centrée sur l’histoire des relations judéo-musulmanes en Afrique du Nord, de la période coloniale à la décolonisation et à l’immigration, qui a rassemblé un public d’une centaine de personnes autour d’éminents universitaires français et étrangers.

A travers l’histoire de la coexistence séculaire des Juifs et des Musulmans au Maghreb et de leur immigration de l’autre côté de la Méditerranée, cette table ronde avait pour objectif de mettre à jour ce qui sépare, mais aussi ce qui rapproche ces deux communautés, et, grâce au débat avec la salle, de faire réfléchir à l’usage possible de ces savoirs face aux tensions intercommunautaires dans les établissements scolaires. 

Dans son exposé introductif, Anne-Marie Revcolevschi, Présidente du Projet Aladin, rappela la nécessité et l’urgence de proposer des réponses à la montée des extrémismes, de l’antisémitisme et de l’islamophobie, en soulignant qu’il s’agissait là d’un sujet au cœur de priorités du Projet Aladin.
Michel Abitbol, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, livra un éclairage historique d’ensemble sur les relations judéo-musulmanes en Afrique du Nord dans une des périodes les plus critiques de leur coexistence.

Jamaâ Baïda, professeur d’histoire contemporaine, directeur des Archives du Maroc, aborda ensuite plus particulièrement les relations des Juifs et des Musulmans au Maroc et brossa un tableau de la situation entre les deux guerres. Mettant l’accent sur les causes de l’éloignement des uns par rapport aux autres, mais aussi sur les niches d’interactions et de solidarité entre ces deux populations, maintenues malgré les aléas du régime colonial, il conclut sur le rôle réconciliateur de l’histoire, « une histoire plurielle, car l’Histoire avec un grand H, même au singulier, est toujours plurielle ».

Doyen de la Faculté des Lettres de l’université de Tunis-Manouba, le professeur Habib Kazdaghli, évoquant la récente agression perpétrée contre une école juive de Djerba, souligna les risques d’amnésie collective liée à la quasi disparition de la population juive en Tunisie – désormais réduite à 1 500 personnes – et la mission assignée aux historiens de mettre en lumière la diversité politique et culturelle de cette communauté dans le passé.

Lucette Valensi, directrice d’études émérite à l’EHESS, développa enfin le cas de l’Algérie. Dans un focus rapide sur le passé, elle mit en lumière les caractéristiques de la coexistence entre Juifs et Musulmans dans ce pays, marquées à la fois par le mépris du Juif en tant que catégorie et par le voisinage et la familiarité entre individus, puis les étapes d’une séparation et d’une divergence progressive, depuis le décret Crémieux jusqu’au pogrom de Constantine en 1934, à la répression des manifestations musulmanes de 1945 et au déclenchement de la guerre d’indépendance à partir de 1954, entraînant le départ en masse de la communauté juive – même s’il faut souligner la participation de certains d’entre eux à ce mouvement national.

Apportant dans un second volet de la table ronde le point de vue du démographe sur la question de l’immigration, Hervé Le Bras, directeur d’études à l’INED, tint à bousculer certaines idées reçues. D’une part, sur la montée de l’intolérance vis-à-vis de l’étranger : paradoxalement, elle n’est pas le fait de ceux qui, dans les zones urbaines ou de la première périphérie des villes, sont en contact permanent avec les immigrés, mais se développe dans des milieux ruraux qui en sont le plus éloignés. Le rejet de l’étranger devient ainsi purement idéologique, ce qui représente un réel danger. D’autre part, l’immigration est devenue une donnée constituante de la France et le profil des nouveaux arrivants s’est profondément transformé par rapport à celui des années 1950 et 1960. Enfin, du fait de l’adhésion au modèle méritocratique français et d’une tension vers la réussite de leurs parents, la réussite scolaire des enfants d’immigrés de la seconde et troisième génération se révèle supérieure, à catégorie socio-professionnelle équivalente, à celle des enfants issus de familles françaises « de souche ». Les enfants d’immigrés du Maghreb se trouveraient ainsi dans une situation comparable à celle des Juifs de France au XVIIè et XVIIIè siècles.

Terminant son propos de manière nuancée, Hervé Le Bras souligna que « quand on regarde les questions d’immigration, on a toutes les raisons d’être optimiste. Mais le problème, c’est qu’il y a une perception de ces questions totalement déformée ». La rhétorique de l’invasion, la rhétorique de la misère, sans parler de la rhétorique biologique, sont très dangereuses, et « combler le fossé entre la réalité et l’idéologie, la représentation des migrations,  est quelque chose de très difficile ».

Pour conclure ces exposés, Jean-Pierre Obin, inspecteur général de l’éducation nationale honoraire, après avoir confirmé le constat d’une montée des confrontations interreligieuses et interethniques dans les établissements scolaires, s’interrogea sur la capacité de l’école de la République à combattre par la connaissance les phénomènes d’intolérance.
Les nombreuses questions de l’auditoire alimentèrent un débat nourri, conclu par l’intervention de Fatiha Benatsou, secrétaire générale du Projet Aladin, qui rappela les actions engagées par l’Etat, et en particulier par l’éducation nationale, en faveur des jeunes issus de l’immigration.

L’AGENCE IRANIENNE FARS ACCUSE LE PROJET ALADIN D’ETRE "L’UNE DES INITIATIVES LES PLUS IMPORTANTES DU SIONISME INTERNATIONAL"

L’Agence iranienne Fars vient de publier un article de 1500 mots qui fustige le Projet Aladin, l’accusant d’être « l'une des initiatives les plus importantes du sionisme international cherchant à convaincre les pays musulmans de reconnaitre la version sioniste inventée de l’holocauste, afin de présenter la création du Régime sioniste comme légitime et nécessaire. »


Le Sionisme international essaie de séduire les Musulmans du Moyen Orient
Agence Fars, le 11 novembre 2013
Le Sionisme a toujours utilisé la Shoah comme symbole pour montrer que les Juifs du monde entier ont été victimes de l’oppression, et de légitimer ainsi la création de l’ Etat sioniste  et l’usurpation de la Palestine.
Le Sionisme a mobilisé tous ses efforts pour amplifier l’importance et la dimension  de l’Holocauste et le faire accepter par l’opinion publique. Pour atteindre ses objectifs, il a fortement développé ses activités ces dernières années.

 

Activités de la Fondation sioniste Aladin
Le lancement du Projet Aladin a été une importante initiative du sionisme International, destinée à séduire les musulmans du Moyen Orient. Une des caractéristiques remarquables de cet organisme consiste à utiliser les différentes langues du monde islamique, comme l’arabe et le persan, pour influencer  les opinions publiques du monde musulman. L’objectif de cette organisation est de manipuler les esprits des musulmans afin d’atteindre les buts qu’elle poursuit, et parmi ceux -ci: institutionnaliser la version sioniste de la Shoah ; transformer  les opinions publiques et changer leur haine envers le régime sioniste en  sympathie ; engager une guerre psychologique contre le Front de Résistance, etc.
1)      Les conférences sur l’Holocauste dans les pays musulmans
A partir du début de 2010, la Fondation sioniste Aladin a organisé dix conférences au Moyen Orient et en Afrique du Nord, en coopération avec le Ministère français des affaires étrangères. Ces Conférences qui  se sont tenues au Caire, à Istanbul, Bagdad, Tunis, Rabat, Amman, Casablanca, Irbil, Nazareth et Jérusalem-est, ont eu pour thème le livre de l’auteur italien Primo Levi « Si c’est un homme ».
Selon la Fondation Aladin, « Primo Levi était un chimiste juif, déporté par les Nazis au camp d’extermination d’Auschwitz. Il relate l’expérience qu’il y a vécue dans ce livre qui  est devenu  l’un des livres les plus  connus du XXe siècle. Ces dix conférences  centrées sur cette importante personnalité juive, survivant de la Shoah, ont été une occasion rare pour permettre des discussions et débats libres et francs entre historiens et spécialistes de la Shoah et participants arabes et musulmans. De nombreux sujets, depuis les  relations entre juifs et musulmans à la perception de la Shoah par le monde musulman, ont été abordés dans une atmosphère de respect mutuel ».
2)      La bBibliothèque numérique
La bibliothèque numérique du Projet sioniste  Aladin a été intelligemment conçue de façon à permettre le téléchargement gratuit de livres en langue arabe et perse. Ceci a été rendu possible grâce à des accords spéciaux avec divers éditeurs. C’est ainsi que des  milliers de livres en arabe et en persan, au service des intérêts et des objectifs des sionistes, ont été téléchargés depuis cette bibliothèque.  Le Comité éditorial du Projet Aladin, présidé par Jean Mouttapa, comprend des auteurs connus, des éditeurs ainsi que des intellectuels issus de différentes cultures et religions. Ce comité choisit tous les ans une liste de livres à traduire en arabe et langue perse. En plus de livres relatifs à la Shoah et aux relations entre juifs et musulmans, le Comité envisage de faire traduire en français et anglais des livres écrits par des auteurs musulmans. Le projet Aladin envisage de diffuser des exemplaires bon marché de ces livres en papier au Moyen Orient ainsi qu’en Afrique du Nord.
Les livres suivants traitant de la Shoah (en plus des quatre premiers) ont été traduits par le Projet Aladin en arabe et persan:
-  La destruction des Juifs d’Europe, de Raul Hilberg  (Holmes & Meier, 1985)
-  Je suis le dernier juif – Treblinka 1942-1943, de Chil Rajchman (Les Arènes, 2009)
-  Shoah, de Claude Lanzmann (Fayard, 1985)
-  La solution finale : Un génocide, de Donald Bloxham (Oxford University Press, 2009)
-  La Shoah : l’impossible oubli d’Anne Grynberg (Gallimard, 1995).
3)      Le Projet Auschwitz 2011
A l’invitation du Projet Aladin, une délégation a visité le Camp d’ Auschwitz le 1er février 2011. Quoique cela n’ait pas été publiquement mentionné, l’objectif principal de cette visite était de faire de la publicité  pour la Shoah à travers ces visiteurs. Cette organisation sioniste essaie d’assimiler la négation de la Shoah à la xénophobie et à l’islamophobie, dans le but de dissimuler ses objectifs sionistes.
Selon cette organisation : « Une délégation de haut niveau comprenant des leaders politiques, des maires, des intellectuels, des leaders religieux et des officiels de haut rang ont visité le camp d’extermination nazi d’Auschwitz le 1er février 2011, à l’invitation du Projet Aladin, de l’UNESCO et de la Mairie de Paris, avec le soutien du Gouvernement Français. La délégation a lancé une invitation générale pour la paix et à la tolérance et appelé à rejeter toute forme de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie et de xénophobie ainsi que le négationnisme de la Shoah et d’autres catastrophes historiques. »
4)      Diffusion télévisée du film Shoah dans les  pays musulmans
Le film Shoah, de Claude Lanzmann a été projeté dans plusieurs pays dont la Turquie. Le Projet Aladin prétend que ce film sur la Shoah, qui dure neuf heures, est un documentaire. Aladin a sous-titré ce film en arabe,  turc et persan et  le télédiffuse sur différentes chaines du Moyen Orient.
5)      Publication d’une collection “Juifs et Musulmans à travers l’Histoire”
Le Projet Aladin publie une collection de livres en langues turque, perse,  arabe et en français sous le titre “Histoires partagées” des Juifs et Musulmans. Cette initiative a pour but de modifier les mentalités des opposants au sionisme dans les pays musulmans et de les influencer. Aladin prétend que ces livres présenteront l’histoire véridique des juifs et des musulmans dans des pays comme l’Iran, l’Afghanistan, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, la Lybie, l’Egypte, la Syrie, le Liban, le régime sioniste, l’Irak, la Turquie et le Yémen.
6)     La coopération avec la London University
Afin d’atteindre ses objectifs, le Projet Aladin collabore avec la London University (School of Oriental and African Studies, SOAS) dans le but de  décerner des masters aux internautes  du Moyen Orient à travers des enseignements à distance via internet. Le but réel de ce projet est de recruter ceux qui s’inscrivent à ces cours et de développer des liens entre les dirigeants d’Aladin et les jeunes du Moyen Orient afin d’influencer leur mentalité.
7)      L’université d’été Aladin
Chaque année le Projet Aladin organise un séminaire de trois semaines destiné à des doctorants européens, africains et venant du Moyen Orient. Les sujets traités vont depuis les causes des conflits futurs (eau, énergie, sol…) à la résolution des conflits, la gestion des diversités culturelles et l’éducation à la culture de paix. L’Université d’été attribue des bourses aux étudiants selon ses propres critères.  Des étudiants européens africains et du Moyen Orient peuvent postuler à ces bourses.
8)      L’enseignement de la Shoah dans les pays non occidentaux
Le Projet Aladin a pour objectif d’introduire l’enseignement de la Shoah dans les pays extérieurs à l’Europe et à l’ Amérique du Nord, en faisant équipe avec l’UNESCO et le Département des Relations Publiques de l’Organisation des  Nations Unies, dans le but de former des enseignants et de développer des outils pédagogiques pour les enfants. A nouveau,  il s’agit d’un projet mis en place sous le prétexte de renforcer  la paix et la tolérance, mais qui en réalité sert les intérêts des sionistes.
9)      La formation des personnalités religieuses
Le projet Aladin a réuni un groupe de personnalités religieuses musulmanes, chrétiennes et juives afin de les former selon ses objectifs propres. Aladin prétend que cette formation a pour but de conduire à un enrichissement mutuel des différentes religions. Son Comité interreligieux surveille les textes pédagogiques utilisés par ces groupes. Aladin envisage d’examiner avec attention les textes proposés par les religieux musulmans, les prêtres et les rabbins, avant de donner son accord final. 
Ces textes seront ensuite envoyés aux centres de formation de jeunes théologiens des trois religions, dans différents pays, afin d’être utilisés dans les différents cursus de formation. Ce projet est mené en collaboration  avec l’Université Al-Azhar du Caire et la Faculté d’Etudes Islamiques de Sarajevo.
Conclusions
Ce Rapport considère le Projet Aladin comme l’une des initiatives importantes du sionisme international dont le but est de séduire les Musulmans du Moyen Orient et d’influencer les opinions publiques de différents pays islamiques. Cette organisation sioniste mène ses activités en prétendant œuvrer au rapprochement des croyants musulmans, juifs et chrétiens.  A cette fin, elle a mis en place, à une grande échelle,  des projets pédagogiques et culturels, publication de livres, production de films, organisation d’Universités d’été pour des jeunes gens, introduction de formations…
Cette organisation propose une présentation de la religion juive destinée à  convaincre le lecteur que le judaïsme est proche de l’islam, que les juifs sont proches des musulmans, transformant ainsi  la question de la Palestine et du régime sioniste, et changeant un conflit entre deux religions en un problème politique sans importance.
L’un  des buts principaux des  sionistes en mettant en place des organisations comme Aladin est de persuader les pays musulmans d’admettre la version de la Shoah telle qu’elle est fabriquée par les sionistes, ce qui leur permettra de présenter la création du régime sioniste à la fois comme légitime et nécessaire.
Il faut également observer  que l’organisation sioniste Aladin met en place ses programmes par étapes et sur le long terme, dans les domaines de la culture et de l’éducation en ciblant les jeunes générations des pays musulmans. Organiser des cours pour des jeunes gens, donner des bourses d’études et des  diplômes aux étudiants, utiliser des outils qui plaisent à la jeunesse comme des films, tout cela montrer que la jeunesse est l’une des principales cibles du sionisme international.
Légendes des photos:
L'affiche d'une conférence sur l'histoire du sionisme qui aura lieu le mois prochain à l'université internationale de l'imam Khomeini
Une caricature intitulée " Le sionisme et l'occupation" parue  le 15 novembre 2013 sur les site de l'agence presse des étudiants iraniens (ISNA)

LA PRESIDENTE DU PROJET ALADIN INTERPELLE LE PRESIDENT IRANIEN 

Anne-Marie Revcolevschi, présidente du Projet Aladin demande au Président iranien, Hassan Rohani, de mettre un terme aux déclarations négationnistes et antisémites officielles en Iran.

Communiqué de presse
Jeudi 14 novembre 2013

Anne-Marie Revcolevschi, Présidente du Projet Aladin, interpelle le Président iranien Rohani :
« Les attaques antisémites de vos medias officiels contre le Ministre français des Affaires étrangères sont aussi intolérables que les déclarations de votre prédécesseur concernant l’holocauste. »
« Les déclarations récentes de l’Agence iranienne Fars contre le Projet Aladin accusé d’être ‘ l’une des plus importantes initiatives sionistes destinées à séduire les Musulmans du Moyen Orient ‘, sont d’une totale absurdité. »
«  Le blocage de notre site pédagogique sur l’holocauste en persan qui s’en est suivi, est inacceptable ».
*****
La Présidente du Projet Aladin, une association internationale basée à Paris qui œuvre à faire connaitre l’histoire de la Shoah dans le monde musulman, et dont le travail est internationalement reconnu, demande aujourd’hui au Président Hassan Rohani de mettre un terme au négationnisme et à la banalisation de la Shoah, de faire cesser les déclarations antisémites des instances officielles iraniennes et d’arrêter le blocage gouvernemental depuis l’Iran, du site en persan du Projet Aladin.   
« Les interviews du Président Rohani, en septembre dernier à New York, nous avaient laissé espérer que l’Iran allait arrêter de nier et de banaliser la Shoah et cesserait ses déclarations antisémites véhiculées par les medias officiels », précise Anne-Marie Revcolevschi. « Mais, deux mois plus tard, il n’y a malheureusement rien qui montre que cette politique a été inversée. »
Pour Anne-Marie Revcolevschi, « derrière  l’offensive de charme du Président Rohani, on ne constate aucun changement pour ce qui concerne le négationnisme et l’antisémitisme officiels » :
- Le site web gouvernemental Monazereh.ir, qui appartient à « Islamic Republic of Iran Broadcasting  (IRIB)[2] » vient de publier le 11 novembre un article antisémite visant le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius : «  Selon l’historien français, Robert Faurisson, Fabius est un juif qui lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, a préparé l’adoption de la Loi Gayssot-Fabius en 1990 en se servant de la profanation d’un cimetière juif dont les sionistes eux mêmes étaient les auteurs. Selon cette loi, toute personne qui met en doute l’existence des chambres à gaz ou le nombre exagéré de six millions de Juifs tués pendant la deuxième guerre mondiale sera passible d’emprisonnement, devra payer une amende, perdra son travail et verra sa vie, comme celle de ses enfants et de sa famille, devenir insupportable… Voici l’un des services rendus par Fabius au sionisme en France».
- Le Projet Aladin a relevé la liste des 204 livres exposés à la Foire du livre de Téhéran de Mai 2013 dont les contenus étaient soit ouvertement antisémites soit négationnistes soit banalisant l’holocauste. A ce jour, le président Rohani n’a donné aucune instruction aux agences gouvernementales responsables de ces publications pour cesser la publication et la diffusion de ces livres.
-Le site du Projet Aladin, en persan, qui présente des informations historiques sur l’Histoire de l’holocauste et sur les relations entre Juifs et Musulmans, en arabe, persan, turc, anglais et français, vient d’être bloqué par le gouvernement iranien. Auparavant il recevait des milliers de visites, chaque mois, d’internautes à travers l’Iran.
- L’Agence Fars vient de publier cette semaine un article de 1500 mots qui fustige le Projet Aladin, l’accusant d’être une initiative du sionisme international cherchant à convaincre les pays musulmans de « reconnaitre la version sioniste inventée de l’holocauste, afin de présenter la création du Régime sioniste comme légitime et nécessaire ».
L’Agence iranienne accuse le Projet Aladin d’être l’une des initiatives les plus importantes du sionisme international destinée à séduire les Musulmans du Moyen Orient et à influencer les opinions publiques dans les différents pays islamiques.
« Cette agence gouvernementale, en se livrant à de telles attaques, cherche à discréditer le Projet Aladin auprès des internautes, lecteurs et téléspectateurs iraniens qui consultaient notre site, lisaient nos livres ou ont pu regarder, sur des télévisions satellitaires, le film « Shoah » de Claude Lanzmann que nous avons sous-titré en persan », s’indigne Anne-Marie Revcolevschi.
Elle rappelle que le Projet Aladin a été lancé sous le parrainage de l’UNESCO en 2009, avec le soutien du gouvernement français et d’un très grand nombre de personnalités politiques, religieuses et de la société civile, afin de rejeter le négationnisme, de combattre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme, de développer une éducation à la paix , et de renforcer les relations entre Juifs et Musulmans sur la base d’une connaissance et d’un respect mutuels à travers des programmes uniquement culturels et pédagogiques.
« Ce n’est pas ainsi que le Président Rohani va nous convaincre qu’il a rompu avec son prédécesseur, » ajoute la présidente du Projet Aladin. «  S’il veut que nous ayons confiance dans ses propos, il doit nous le prouver par des actes. Et jusqu’ici, ce n’est pas le cas !».

RENCONTRE AUTOUR DE FATIHA BENATSOU ET «LE REVE DE DJAMILA»

Dans le cadre des rencontres organisées par le comité Femmes du Projet Aladin, une trentaine de femmes de toutes cultures ou origines religieuses se sont retrouvées le 9 octobre 2013 au Café des Psaumes à Paris autour de Fatiha Benatsou, ancienne Préfète déléguée à l’égalité des chances dans le Val d’Oise et auteure du livre « Le rêve de Djamila ».

Suzanne Nakache co-présidente du Comité Aladin Femmes présente le Projet Aladin et les objectifs du Comité Femmes puis Joëlle Debré-Lehmann présente Fatiha Benatsou et décrit son parcours extraordinaire. Venant d’un bidonville de Seine Saint Denis, fille d’une mère analphabète qui mourra à 32 ans, Fatiha Benatsou arrivera à force de ténacité à suivre des cours du soir et à obtenir une licence en droit et un master en ingénierie des affaires. 

Après plusieurs postes à responsabilité chez BULL, à la SONACOTRA, elle entrera en politique, sera conseillère municipale, nommée au Conseil Economique Social et Environnemental, puis intègrera le Ministère de la défense comme conseillère technique chargée de la Mémoire. Elle sera nommée Préfète déléguée à l’Egalité des chances du Val d’Oise en 2009. Elle est décorée de l’Ordre National du mérite et de la Légion d’Honneur. Elle est également Secrétaire générale du Projet Aladin.

Le livre « Le rêve de Djamila » publié en 2009 aux Editions Robert Laffont raconte avec sensibilité l’histoire de sa grand-mère Aïcha arrivée en France en 1950, enfermée dans un bidonville dont elle ne sort que pour accoucher, brutalisée par un mari alcoolique. Il raconte aussi l’histoire de sa mère Djamila elle aussi enfermée, mariée à quatorze ans. Elle n’est jamais allée à l’école mais elle en rêve pour sa fille. Fatiha Benatsou n’a jamais oublié le rêve de sa mère.

Fatiha Benatsou a écrit ce livre à 50 ans en hommage à sa mère et alors qu’elle commençait à avoir un peu plus de temps. Auparavant, elle reconnaît qu’elle avait honte de parler de ses origines de peur d’être jugée ou rejetée. Elle insiste  sur l’importance de l’autonomie financière pour une femme qui est le vecteur permettant tous les possibles. Elle se souvient de tous les talents de ces femmes du bidonville, de sa mère qui cousait, de sa grand-mère qui faisait de la poterie, de ces femmes poètes qui lui demandaient d’écrire leurs lettres.

Elle rend hommage à ces femmes oubliées de la société, leur donne la parole, fait vivre le message qu’elles lui ont transmis. Elle se souvient également de la convivialité qui existait alors avec certains français de toutes origines, de la proximité entre Musulmans et Juifs aussi bien en Algérie qu’en France. Elle décrit Ensuite, la situation qu’elle observe aujourd’hui dans les quartiers difficiles : la pauvreté, les familles monoparentales où les mères travaillent souvent en horaires décalés, les enfants sans modèles, livrés à eux-mêmes … Elle souligne que de nombreux programmes sont mis en place. Dans le domaine de l’éducation  par exemple : « Une grande école, pourquoi pas moi ? », les internats d’excellence …Mais depuis quelques années la crise économique, le manque de travail, l’échec scolaire, la complexité de l’accès à l’emploi génèrent des formes de délinquance. L’intégrisme musulman récupère une frange de cette population, le racisme et les fractures sociales s’amplifient.

Suit un débat animé avec les participantes où il est question entre autres :

du port du voile, voire du niqab, qui peut être parfois une provocation face à la stigmatisation des musulmans, de programmes éducatifs et sportifs pour aider les femmes à sortir de chez elles, de certaines associations d’obédience plus ou moins radicale, qui encadrent la jeunesse des quartiers ou les populations incarcérées, attisant la montée de l’intégrisme, de la France et de ses valeurs qui ne font plus rêver les gens privés d’emploi, relégués dans certains quartiers, subissant le racisme …

Il revient à Anne Marie Revcolevschi, Présidente du Projet Aladin de conclure. Elle souligne que le livre de Fatiha Benatsou est une leçon de vie, une leçon d’espoir et doit donner du courage aux filles des quartiers. Elle ajoute : « Le Projet Aladin est fait pour écouter l’autre, entendre ce qu’il a à dire. Sa force, ce sont ces musulmans qui participent au Projet et en sont les ambassadeurs auprès de leurs concitoyens. »

LE PRINCE HASSAN DE JORDANIE, PARRAIN DU PROJET ALADIN, REÇOIT LE PRIX AVERROES A MARRAKECH

Son Altesse Royale le Prince Hassan Ben Talal de Jordanie et M. Jean Daniel, PDG du “Nouvel Observateur”, ont reçu samedi le 16 novembre 2013, le Prix Averroès, une distinction internationale décernée à des personnalités méditerranéennes dont l’oeuvre et l’action s’inscrivent dans la filiation du Grand penseur de Cordoue.

Le Prix Averroès entend distinguer deux penseurs contemporains, un de la rive Nord et un deuxième la rive Sud de la Méditerranée, qui ont contribué par leurs l'actions à l'élaboration d'un nouvel humanisme pour le XXIe siècle en Méditerranée et au-delà. Le prix a ainsi été décerné à SAR le Prince Hassan Bin Talal - le plus jeune fils de feu SM le Roi Talal né le 20 mars 1947 et frère de feu SM le Roi Hussein – et à Jean Daniel, né en 1920, directeur de rédaction et fondateur du «Nouvel Observateur» et grand nom du journalisme français.

La cérémonie s'est déroulée en présence d’André Azoulay, conseiller de S.M. le Roi, de Lahcen Daoudi, ministre de l'Enseignement supérieur, d'ambassadeurs accrédités au Royaume, du wali de la région et des représentants des autorités locales, et les initiateurs de cette distinction.

Intervenant à cette occasion, André Azoulay a relevé que cette distinction est pleine de sens au vu de la carrière, de l'œuvre et de l'humanisme des deux personnalités distinguées par le Prix Averroès, qui est aussi un hommage à ce pionnier de la pensée arabo-islamique qui a su conjuguer la foi et la raison. Après un vibrant hommage à SAR le Prince Hassan Ben Talal de Jordanie et Jean Daniel, André Azoulay a souligné qu'en ces temps de fracture et de régression, il y'a grand besoin de relire et revisiter l'œuvre d'Averroès et celle d'Ibn Maimoun, porteur d'une même vision et même philosophie envers le judaïsme. 

De son côté, SAR le Prince Hassan Ben Talal s'est félicité de cette initiative qui a pour objectif de se ressourcer dans la pensée d'Averroès pour renouveler la culture arabo-islamique et se prémunir des périls du repli, de l'intolérance et de l'exclusion. S'inspirer de l'œuvre et la pensée du grand savant et philosophe de Cordoue permettra à la culture arabo-islamique de faire triompher la raison, l'ouverture sur l'autre, la tolérance et le refus de toutes les formes de l'extrémisme, a-t-il dit.

Ce Prix Averroès, qui a été un trait d'union entre Orient et Occident, est un appel à promouvoir le dialogue entre les deux rives de la méditerranée, a-t-il souligné, appelant à une «nouvelle charte morale» pour de meilleures relations entre les civilisations, les religions et les cultures. 

Pour sa part, Jean Daniel s'est dit très ému par cette distinction et la symbolique de ce Prix qui se réfère à Averroès, un homme libre, un grand humaniste qui a marqué son époque par sa philosophie et sa pensée qui ont constitué l'un des premiers ponts de dialogue et d'ouverture entre l'Orient et l'Occident. Et d'exprimer son attachement au Maroc où il a eu l'honneur de s'engager en faveur de l'émancipation du joug du colonialisme pour être ensuite, dans l'exercice de son métier de journaliste, le témoin de l'évolution du Royaume sous le règne de trois Rois.

Les initiateurs du Prix Averroès, le président de l'Université de Cadi Ayyad, Abdellatif Miraoui, le recteur de l'université de de Cordoue (Espagne), José Manuel Nogueras et le directeur de l'Observatoire méditerranéen (Italie), Mohamed Nadir Aziza, ont évoqué l'esprit de cette initiative et assuré que le choix de ces deux personnalités illustre parfaitement son objectif au vu de leur remarquables carrières et leur contribution à des idéaux tant souhaité pour un espace méditerranéen ouvert et convivial.

 


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