Abraham, Moïse et Jésus dans le Coran

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Les fondements de la foi musulmane


 

Abraham, Moïse et Jésus dans le Coran

Abraham, ou Ibrahim

Abraham est connu dans le Coran sous le nom d’Ibrahim. C’en est un des personnages les plus importants. Il serait, selon la religion musulmane, le père des sémites de par ses fils Isaac (père des juifs) et Ismaël (père des arabes). Il serait par ailleurs un ancêtre direct de Mohammed et de tous les prophètes qui l’ont précédé. 
Il y est aussi vu comme le tout premier des croyants, le premier homme à avoir cru  en dieu unique, et ce avant même de recevoir la révélation d’Allah. Abraham représente aux yeux des musulmans le model du croyant, sa dévotion envers Dieu aurait été si grande qu’il est surnommé Khalil Allah, l’ami intime de Dieu. C’est cette dévotion qui est chaque année célébrée par les musulmans lors de la fête de l’Aid Al-Adha (appelé aussi Aid el-kébir) durant laquelle ils sacrifient un mouton pour commémorer le sacrifice qu’aurait exigé Dieu de la part d’Abraham, la vie de son fils Ismaël, avant d’envoyer l’ange Gabriel au dernier moment pour lui révéler qu’il ne s’agissait que d’un test et qu’Allah ne désirait pas du sacrifice d’une vie humaine, qui était plus sacrée que toute autre chose. Il lui aurait alors envoyé un bélier, qui lui servirait de sacrifice et de nourriture à partager avec sa famille.

Moïse, ou Moussa

 Moïse, connu  chez les musulmans sous le nom de Moussa, est le premier des messagers de Dieu ayant reçu un livre. Son importance aux yeux des musulmans est donc très grande. Selon le Coran, Pharaon aurait décidé, après avoir pris connaissance d’une sombre prophétie, de tuer tous les bébés mâles que comptaient les hébreux de son royaume. Allah aurait alors ordonné à la mère de Moussa de le cacher, et de l’allaiter tant qu’elle pourrait le faire sans craindre d’être découverte, puis de le placer dans un coffre qu’elle jetterait dans le fleuve si elle craignait pour lui, en lui assurant qu’elle aurait la certitude de revoir son fils. Moïse aurait alors été recueilli par la femme de Pharaon. Il grandit au sein du palais, sans connaitre sa véritable origine, mais fut nourri du sein de sa mère grâce à la malice de sa sœur qui avait dit à la reine d’Egypte qu’elle saurait trouver la femme qui saurait nourrir l’enfant. Un jour, il aurait vu deux hommes se battre, l’un était égyptien, et l’autre hébreux. Voulant porter secours à ce dernier, Moïse tua accidentellement son opposant et fut donc forcé de fuir la justice de Pharaon. Il aurait alors vécu une vie paisible de berger, jusqu’au jour ou apercevant un feu, il se dirigea vers le haut d’une montagne ou il reçut le message d’Allah par l’intermédiaire d’un buisson ardent. Il s’en retourna alors en Egypte pour libérer les hébreux. Mais devant le refus de Pharaon, Allah fit pleuvoir dix plaies sur l’Egypte pour montrer sa puissance et sa colère. Pharaon accepta alors de libérer le peuple de Moïse, jusqu’à ce qu’il se rétracte, menant Moïse à ouvrir la mer en deux pour que les hébreux et lui puisse trouver refuge sur la terre promise à son peuple, à qui il devrait transmettre son premier message que Jésus et Mohammed viendraient confirmer et compléter.

Jésus, ou Issa

 Jésus, ou Issa, est pour les musulmans le deuxième messager d’Allah recevant un livre. Il est donc lui aussi d’une importance majeure. Il serait par ailleurs, al-masih (le messie), celui qui annonce l’arrivée prochaine de Mohammed, et qui reviendra le jour de l’apocalypse pour annoncer la fin des temps. L’Islam voit en Jésus le prophète de paix par excellence, il est celui qui apporte un message d’espoir aux hommes. A l’inverse du christianisme, l’Islam n’attribue pas d’ascendance divine à Jésus, il n’est pas le fils de Dieu. La conception musulmane de Jésus est qu’il est le fils de la vierge Marie (Maryam), par le miracle d’Allah qui lui a littéralement ordonné d’exister (Allah aurait dit « kûn ! », « sois !», en arabe ; et jésus fut). Ainsi, Allah ne ferait pas de Jésus son fils, pas plus qu’il n’en ferait une partie de lui (comme c’est le cas pour la trinité chrétienne), mais seulement son verbe. Par ailleurs, l’Islam enseigne que Jésus serait un prophète bien trop important pour qu’il puisse avoir été crucifié comme un simple mortel, Dieu ne l’aurait pas permis et lui aurai substitué un leurre avant de ramener à lui son prophète.