Une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes de Mohamed Merah, au cours du dîner annuel du CRIF


21 mars 2013

Lors de son premier dîner du CRIF en tant que président de la République, François Hollande a fustigé l'antisémitisme, promettant l'impunité zéro contre les auteurs de propos racistes sur les réseaux sociaux et sur la toile. 

 Dans son discours, François Hollande a dénoncé l’antisémtisme qui, a-t-il dit, "n’est pas seulement la haine des juifs» mais aussi «la détestation de la France".

 

"Comment admettre qu’au début du 21e siècle, la police soit conduite à protéger des écoles, comment supporter l’idée que des enfants puissent redouter de se rendre à l’école et des parents de les y envoyer", s’est demandé le président de la République.
"La République sera en paix avec elle-même lorsque cette peur-là aura définitivement disparu", a-t-il enchaîné sous les applaudissements d’un parterre de plusieurs centaines de personnes parmi lesquelles une dizaine de ministres en exercice et des dizaines d’anciens ministres, de responsables politiques et de représentants des principaux cultes.
Pour le président, la lutte contre l’antisémitisme passe par l’éducation et l’enseignement de la Shoah qui "doit pouvoir être enseignée partout, dans tous les collèges et les lycées de France, dans nos villages, dans nos cités, dans nos banlieues". "Ce n’est pas un enseignement à option que les maîtres hésiteraient à professer dans certaines circonstances ou devant certains élèves", a-t-il insisté.