Un survivant nommé Envoyé spécial de l'UNESCO


Samuel Pisar, qui est également auteur et militant des droits de l'homme, s'est vu accorder la citoyenneté américaine par une loi spéciale du Congrès de 1961. En plus de ses activités professionnelles aux barreaux américain, français et britannique, il est membre du conseil d'administration de plusieurs organisations d'intérêt public et administrateur de la Brookings Institution de Washington, Président de Yad Vashem France, directeur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de l'Institut de technologie d'Israël.

Dans ses nouvelles fonctions, Samuel Pisar réfléchira à son engagement qui repose sur l'idée que « l'Holocauste, dénoncé par les démagogues incendiaires comme un 'mythe', est un avertissement réel pour l'humanité quant aux possibles horreurs à venir. Il a en effet montré, comme l'ont montré les génocides et les nettoyages ethniques récents, que l'homme est toujours capable du pire comme du meilleur, de haine comme d'amour, de folie comme de génie et que l'impensable reste possible. Si nous ne défendons pas les valeurs universelles de base portées par toutes les confessions, qu'elles soient spirituelles ou séculaires, les forces obscures pourraient venir nous hanter de nouveau ».