Meurtre d'un Palestinien: condamnations unanimes en Israël et dans le monde


3 juillet 2014 

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a condamné "ce crime abominable"et a réclamé que les enquêteurs fassent diligence pour retrouver ses auteurs, tout en appelant à "ne pas se faire justice soi-même".

 La famille de Naftali Frenkel, un des trois jeunes Israéliens inhumés mardi lors d'une cérémonie nationale en présence de dizaines de milliers de personnes s'est, elle aussi, élevée contre le meurtre.

 "Si l'adolescent arabe a été assassiné pour des motifs nationalistes, alors c'est un acte horrible et épouvantable.Il n'y a pas de différence entre les sangs. Le sang n'a qu'une couleur. Un meurtre est un meurtre.

Il n'y a ni pardon ni justification pour quelque meurtre que ce soit", a fait savoir la famille Frenkel.

 Le grand rabbin d'Israël David Lau a également lancé un appel au calme et à la modération: "Les discours et paroles de vengeance ne sont pas justes au niveau de la morale, de l'éthique et de la Halakha (loi religieuse juive, ndlr)".

Selon un communiqué de l'Elysée publié mercredi, le président français François Hollande a appris avec consternation l'enlèvement et la mort d'un jeune Palestinien, Mohamed Abou Khdeïr, à Jérusalem et il a condamné de la manière la plus ferme cet "odieux" assassinat.

 "J'exprime mon horreur face à l'assassinat d'un jeune Palestinien enlevé à Jérusalem-Est. J'adresse mes sincères condoléances à sa famille. Les auteurs de ce crime devront être identifiés et traduits en justice", a déclaré quant à lui le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 De son côté, la conseillère à la sécurité nationale du président Barack Obama, Susan Rice, a qualifié d'"odieux" le meurtre du jeune Abou Khdeir, appelant Israéliens et Palestiniens à ne pas entrer dans un cycle dangereux de représailles.

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné également mercredi le meurtre de l'adolescent palestinien à Jérusalem.

 Dans une déclaration à la presse publiée par son porte-parole, M. Ban Ki-moon a appelé "à traduire rapidement en justice les auteurs de cet acte méprisable". "Il présente ses plus sincères condoléances à la famille de la victime", ajoute la déclaration.

 Ban Ki-moon "réitère son appel à toutes les parties de garantir que les tensions ne s'aggravent pas davantage", selon la déclaration.

 

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