Les ouvrages de la Bibliothèque Aladin attirent l'attention des visiteurs au Salon du Livre à Casablanca


 

L’événement culturel phare de la ville de Casablanca, le Salon international du Livre et de l’Edition a eu lieu du 9 au 19 février, regroupant environ 700 maisons d’éditions marocaines et étrangères et représentant 44 pays. Les traductions en arabe de Si c’est un homme de Primo Levi, Le Journal d’Anne Frank, Je suis le dernier Juif de Chil Rajchman, Shoah de Claude Lanzmann et L’impossible oubli d’Anne Grynberg étaient parmi les livres exposés au stand des Editions  «  La Croisée des chemins ». La présence de ces livres en arabe a attiré l’attention de beaucoup de visiteurs.

Un nombre important d’étudiants, d’enseignants et de passionnés de livres ont montré une véritable curiosité pour découvrir ces ouvrages. Pour l’enseignante marocaine, Badiaa Mellouk, un livre comme Le Journal d’Anne Frank a un message universel pour toute l’humanité. Mohamed Balghiat, qui étudie l’économie à l’Université de Mohammadiya, avait entendu parler de Primo Levi, mais c’était la première fois qu’il découvrait son chef d’œuvre et il était agréablement surpris de le trouver en arabe. Aristides Mikomba, l’étudiant camerounais, après avoir feuilleté les livres de la Bibliothèque Aladin, a affirmé avec tristesse que si les Africains avaient lu ce genre de livres, c’est-à-dire sur ce qui s’est passé en Europe sous les Nazis, le génocide rwandais aurait pu être évité.

C’est la première fois que les livres de la Bibliothèque Aladin sont exposés dans un pays musulman : C’est un début prometteur.