Les Jordaniens contre l'enseignement de la Shoah


Par Diane Fink - 17/03/ 2011

Un membre du comité exécutif pour les professeurs travaillant dans les écoles tenues par l'UNRRWA a indiqué que les enseignants, après s'être opposés à une décision, attendaient des précisions de l'agence. L'organisme avait en effet décidé d'inclure dans les manuels scolaires, et donc au programme éducatif, l'enseignement de la Shoah. Les professeurs jordaniens ont adopté les mêmes positions que leurs homologues de l'UNRWA dans la région.

"Si l'agence confirme sa prise de position, nous prévoyons d'arrêter le travail et de lancer des grèves", a déclaré une source.

Dans une récente déclaration de Sami Mshasha, le porte-parole de l'UNRWA en Judée-Samarie, a indiqué que l'organisation prévoyait d'enrichir les programmes éducatifs avec un "enrichissement" en ce qui concerne les droits de l'Homme. Cet enrichissement serait l'enseignement de la Shoah. L'UNRWA fournit l'éducation et des services sociaux à plus quelques millions de Palestiniens de Jordanie, du Liban, de Syrie, de Judée-Samarie et de Gaza.

Un membre de l'UNRWA de Jordanie a pour sa part précisé que si ce sujet devait être ajouté au programme scolaire, les enseignants étaient toutefois tenus de respecter les instructions du ministère de l'Education de leurs pays respectifs.

Le syndicat des travailleurs arabes de l'UNRWA a affirmé dans un communiqué que les enseignants, les étudiants et leurs parents, ainsi que tous les Palestiniens, avaient été choqués de la décision de l'organisation. Ces derniers sont allés jusqu'à les qualifier de "tentatives de faire dérailler l'organisme de secours de son devoir principal qui est de fournir des services humanitaires" …

Le communiqué soulignait que la Shoah ne devait pas être un sujet autorisé à l'enseignement dans les écoles de l'UNRWA. Les membres du syndicat exige que l'enrichissement au programme doit être apporté par l'enseignement sur le droit de retour des Palestiniens.

À la fin de leur déclaration, les travailleurs exhortent notamment les enseignants à refuser, par tous les moyens possibles, de contribuer au nouveau programme.