Le président François Hollande a inauguré le mémorial de Drancy


21/09/2012

Evoquant le lieu d'«un crime abominable» mais aussi «un symbole, la mémoire nationale», le chef de l’Etat a rappelé que sur les six millions de juifs déportés, «76 000 d’entre eux venaient de France. Parmi ceux-ci, 63 000 ont été déportés depuis le camp de Drancy», à quinze kilomètres de Paris.

«De tous âges, de toutes origines, de toutes nationalités, de toutes conditions sociales, ils n’avaient qu’un point commun, ils n’allaient être frappés que pour une seule raison : ils étaient juifs. Cela suffisait pour qu’on les envoie à la mort», a-t-il dit. Mais, a-t-il poursuivi, «il ne s’agit plus d’accuser. La justice est passée. et parfois elle est arrivée trop tard». «Il ne s’agit plus d'établir la vérité (...). Il s’agit de transmettre», a estimé le président de la République. «Nous devons former l’esprit des générations à venir. (...) Enseigner le passé c’est la seule façon de l’empêcher de se reproduire», a-t-il aussi affirmé.

Auparavant, après avoir déposé une gerbe de fleurs au pied du «wagon du souvenir» installé en 1988 en face de la «cité de la Muette» devant un monument commémoratif, François Hollande avait adressé ce message de la nécessaire transmission du passé à une dizaine de collégiens, lauréats en 3e du Concours national de la Résistance et de la Déportation, qui lui ont remis un DVD fruit de leur travail.

«Vous devez absolument continuer à parler aux survivants et ensuite transmettre à d’autres. Ce n’est pas parce qu’on a été lauréat qu’il faut arrêter, ce n’est pas parce qu’on a été élu qu’il faut arrêter», leur a dit le chef de l'Etat, qui a également félicité une chorale de jeunes filles qui ont chanté la Marseillaise. «Vous l’avez bien chantée (...), sans une seule faute. Si tous les Français la savaient comme vous ! C’est une bonne leçon».