La Shoah et le roi du Maroc : Une vision historique et constante


De son message pour le lancement du Projet Aladin à l’UNESCO à Paris en mars 2009 jusqu’à celui prononcé à New York à l’Assemblée Générale des Nations Unies en Septembre 2018, le roi Mohammed VI du Maroc a abordé la question de la Shoah sur la base d’une vision fondée sur le respect de l’Histoire et la nécessité de l’enseigner aux jeunes générations.

« Le racisme en général et l’antisémitisme en particulier ne sont nullement des opinions. L’antisémitisme est l’antonyme de la liberté d’expression. Il manifeste la négation de l’Autre et constitue l’aveu d’un échec, d’une insuffisance, d’une incapacité à coexister » a déclaré Sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc, mercredi 26 septembre 2018.

Dans un message lu par le chef du gouvernement marocain, M. Saâd Eddine El Othmani, à la table ronde de haut niveau sur « le pouvoir de l’éducation pour prévenir le racisme et la discrimination : le cas de l’antisémitisme » organisée par l’UNESCO à New York, en marge de la 73ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, S.M. le Roi a souligné que la bataille contre les discours de haine, le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme et bien d’autres formes de discriminations n’était « ni militaire, ni budgétaire » mais « pédagogique et culturelle »,  ajoutant que seule l’éducation avait le « pouvoir insigne – et essentiel – de dépasser la crainte de l’Autre, de refuser les amalgames et de déconstruire les préjugés ».

Réitérant le message qu’il avait prononcé à l’occasion de la cérémonie de lancement du Projet Aladin le 27 mars 2009 à Paris, S.M. le Roi a appelé à une lecture « exhaustive et fidèle de l’Histoire » qui doit « être enseignée à nos enfants dans la pluralité et la vérité de ses récits, évoquant les instants glorieux de l’Humanité et aussi ses moments les plus sombres ». Rappelant la détermination intemporelle du Maroc pour que prévalent dans le pays les valeurs d’altérité, d’ouverture, de modération, de coexistence, de compréhension et de respect mutuel, S.M. le Roi a mis en avant le devoir de mémoire que « nous dicte la Shoah » et qui préconise l’inclusion de l’histoire de l’Holocauste dans les manuels scolaires.

De nombreux Chefs d’État présents ont salué le message de S.M. le Roi.  Invité le mardi 9 octobre 2018 à s’exprimer au siège du Parlement européen à Bruxelles par le Groupe des socialistes et des démocrates, André Azoulay, conseiller de S.M. le Roi et président du Comité de Conscience du Projet Aladin en a d’ailleurs souligné le caractère historique.