Jack Lang a remis le Prix Aladin 2014 pour le Dialogue des cultures au Professeur Nasser David Khalili


 

Lors du dîner de gala du Projet Aladin qui s’est tenu le 12 juin dernier, Monsieur Jack Lang a remis le Prix Aladin 2014 pour le Dialogue des cultures à Monsieur Nasser David Khalili, principal contributeur de l’exposition « Hajj, le pèlerinage à la Mecque » qui se tient actuellement à l’Institut du Monde Arabe.

Collectionneur philanthrope, Juif de nationalité britannique et américaine né en Iran, Nasser David Khalili a été le fondateur de la première chaire d’art islamique à la University of London en 1989, et dirige actuellement la Fondation Maimonide pour le rapprochement entre les trois religions abrahamiques.

Souvent considéré comme l’« ambassadeur culturel de l’Islam » par des dirigeants chefs d’Etat du monde islamique, il est également le seul non-Chrétien de l’histoire du Vatican à avoir été élevé deux fois au rang de Chevalier, par Jean-Paul II et Benoît XVI, en reconnaissance de son travail de son travail de rapprochement interreligieux. Il a été nommé ambassadeur de bonne volonté par l’UNESCO en 2012.

Monsieur Jack Lang s’est réjoui de récompenser un homme de culture et de science « profondément humaniste », sans qui l’exposition en cours sur le Hajj n’aurait pas été possible. L’ancien ministre de la Culture a salué sa détermination pour œuvrer au dialogue entre les cultures et religions et améliorer la connaissance mutuelle de ce qui rassemble les hommes et leurs cultures.

« Vous indiquez à tous ceux qui sont ici ce soir que la culture, c’est aussi un chemin, c’est même l’un des grands chemins vers cet amour des autres, vers ce dialogue que vous appelez de vos vœux », a dit l’ancien ministre de la Culture au professeur Khalili.

Dans son discours de remerciements, Nasser David Khalili a appelé les personnalités présentes à continuer de « construire des ponts entre les cultures (…) quoi qu’en disent les autres ». « La culture, dit-il, joue un rôle inestimable pour rassembler l’humanité » : elle est « un pont mutuel, qui ne peut être étiqueté, qui ne peut qu’être compris ».

En mettant en œuvre le dialogue des cultures et des religions, le Professeur Khalili entend construire un langage commun entre les cultures, porteur d’harmonie, de paix et de respect.