Iran : un candidat à la présidentielle critique le négationnisme d'Ahmadinejad


25/04/2013

Mahammad-Bagher Ghalibaf, maire sortant de Téhéran et un des principaux candidats pour remplacer Ahmadinejad, a été cité par Al-Monitor en disant que "des mesures ont été prises et des paroles prononcées qui non seulement n'ont rien fait pour promouvoir notre cause, mais ont permis à nos ennemis de tourner d'autres contre nous."

"Les déclarations controversées et insipides, les slogans et les charades nous ont endommagé et affaibli notre position légitime," a déclaré Ghalibaf, se referant à la litanie des controverses d'Ahmadinejad qui comprennent un négationnisme systématique de l'Holocauste et une déclaration mondialement ridiculisée affirmant qu'il n'existe pas d'homosexuels en Iran.

Alors que Ghalibaf a promis de soutenir le programme nucléaire controversé de l'Iran, il n'avait que des critiques pour Ahmadinejad : "notre position légale ne peut être réalisée que par le biais d'une diplomatie rationnelle et intelligente," a-t-il dit. "Par exemple, qu'est-ce qu'a fait de bon la question de l'Holocauste pour nous ? Nous n'avons jamais été contre le judaïsme. C'est une religion. Ce à quoi nous nous opposons a toujours été le sionisme."

"Nous avons été les plus grands défenseurs de la Palestine depuis 30 ans, mais grâce à la sagesse des ayatollahs Khomeiny et Khamenei, personne ne pouvait nous accuser d'antisémitisme. Soudain, sans réfléchir aux conséquences et aux implications, la question de l'Holocauste a été soulevée. Comment cela sert exactement la révolution et les palestiniens?"

"C'est devenu un prétexte pour les plus grands ennemis, les sionistes, et a affecté les objectifs du peuple palestinien. La protection des objectifs palestiniens est l'un des principes directeurs de notre politique étrangère. Le négationnisme ne fait pas partie de notre politique étrangère."