François Hollande a assuré lundi qu’il ne laisserait «jamais en paix ceux qui se mettent du côté de l’antisémitisme et du racisme», faisant le lien entre les attaques racistes contre Christine Taubira et les tueries de Toulouse début 2012. Interrogé sur la chaîne BFMTV aux côtés du président israélien sur les propos racistes contre la ministre de la Justice, le président français a déclaré qu'«avec la force du droit nous devons pourchasser, lutter, éradiquer le racisme et l’antisémitisme, ne rien laisser passer».

 «On laisse une phrase être prononcée, on laisse un acte être commis, un enfant dans une école parce qu'il est juif être moqué, un arabe parce qu'il est musulman pourrait être mis en cause pour sa religion, et après un ministre parce qu'elle a une couleur de peau», a-t-il énuméré pour montrer cette escalade possible. «Nous devons être d’une fermeté totale parce que de cette facilité, cet écart de langage, arrive un acte terroriste, celui qui a été commis à Toulouse, ce n’est pas si loin», a-t-il poursuivi en référence aux tueries perpétrées par Mohamed Merah.

 «Aucune de ces blessures n’est refermée» et«je ne serai jamais en paix», a confié le chef de l’État, en ajoutant : «je ne laisserai jamais en paix ceux qui se mettent du côté de l’antisémitisme et du racisme».