Le régime Nazi

» Histoire de la Shoah » Le Régime Nazi » L'accord de Munich


 

L'accord de Munich

En 1938, Hitler brandit la menace d'une guerre en Europe si les Sudètes, zone frontière de la Tchécoslovaquie avec une importante population allemande, n'étaient pas cédés à l'Allemagne. Les Premiers ministres français et britannique, le Duce italien et Hitler se réunirent lors d'une conférence à Munich, en Allemagne, les 29 et 30 septembre 1938, pendant laquelle ils acceptèrent l'annexion des Sudètes par l'Allemagne en échange d'une promesse de paix de Hitler. La Tchécoslovaquie, qui n'avait pas participé aux négociations, accepta sous la forte pression de la Grande-Bretagne et de la France.

 

Le 15 mars 1939, Hitler viola l'accord de Munich et lança une attaque contre l'Etat tchécoslovaque. Les provinces tchèques de Bohême et Moravie furent occupées et proclamées protectorat allemand. La Slovaquie devint un Etat indépendant, étroitement allié au Reich. La Hongrie, qui avait déjà annexé des territoires en Slovaquie méridionale après la conférence de Munich, intégra dans ses frontières l'Ukraine transcarpatienne. La Tchécoslovaquie cessa d'exister.

 

Un peu plus d'une semaine plus tard, le 23 mars 1939, l'armée allemande occupa soudainement la ville libre de Memel. La Lituanie fut incapable de s'opposer à cette occupation. Hitler posa également des exigences territoriales à la Pologne au printemps 1939. Il exigea l'annexion de la ville libre de Dantzig à l'Allemagne, et un droit d'accès extraterritorial pour l'Allemagne par le Corridor polonais jusqu'en Prusse orientale.
Convaincu que Hitler ne négocierait pas de bonne foi, la Grande-Bretagne et la France garantirent l'intégrité du territoire polonais contre une agression allemande. Hitler étant déterminé à attaquer la Pologne, l'Europe se trouva au bord de la guerre à la fin de l'été 1939.