Lancement du comité de Conscience du Projet Aladin


 

Dîner-débat Aladin à l’Hôtel de Talleyrand

Quel avenir pour le vivre-ensemble face à la montée des extrémismes ?

Dirigeants politiques, intellectuels et militants répondent

 

 De gauche à droite: Mme Hardt,  S. Exc. M. Brent Hardt, Chargé d’Affaires des Etats-Unis à Paris; S. Exc. Mme Aliza Bin-Noun, Ambassadrice d'Isarêl en France;  Mme Leah Pisar, Présidente du Projet aladin

 

Un dîner-débat sur l’avenir du vivre-ensemble a rassemblé à l’hôtel de Talleyrand le lundi 27 novembre 2017 plus de quatre-vingts dirigeants politiques, diplomates et intellectuels français, américains, arabes et israéliens. Parmi les intervenants de ce débat, organisé à l’initiative du Projet Aldin, figuraient notamment l’ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve ; l'ancienne directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, et les anciens ministres Hervé de Charrette, Bernard Kouchner et Najat Vallaud-Belkacem. L’entrepreneur et philanthrope saoudien, le cheikh Mohamed ben Isa Al Jaber était également parmi les intervenants.

 

 De gauche à droite:  S. Exc. M. Brent Hardt, Chargé d’Affaires des Etats-Unis à Paris; M. André Azoulay,Conseiller du Roi du Maroc et Président du Comité de Conscience du Projet Aladin et M. Eric de Rothschild, Président du Mémorial de la Shoah, Vice-président du Projet Aladin

 

 De gauche à droite:  M. Moché Lewin, vice-président de la Conférence des rabbins européens et M. Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre

 De gauche à droite: M. Marc Lambron, Conseiller d'État, membre de l'Académie  française;  Mme Najat Vallaud-Belkacem,ancienne ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et M. Eric de Rothschild, Président du Mémorial de la Shoah, Vice-président du Projet Aladin

 

 De gauche à droite: M. Bernard Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères et européennes

 

A l’invitation de la présidente du Projet Aladin, Leah Pisar, les vice-présidents Eric de Rothschild et Bariza Khiari, et du président du Comité de Conscience, André Azoulay, de nombreuses personnalités politiques, intellectuelles et religieuses ont participé à cet échange cordial et fructueux sur les relations interculturelles en Europe et au Moyen-Orient. Les ambassadeurs d'Israël, du Maroc, d’Irak, d’Egypte, de Bahreïn, de Jordanie et de Belgique en France et les ambassadeurs auprès de l’UNESCO de la France, de l’Union européenne, de l’Azerbaïdjan, de la Turquie et du Yémen ont répondu positivement à l’invitation du Projet Aladin. Les membres du Conseil d’administration du Projet Aladin, Serge Klarsfeld, Bakhtiar Amin, Gilles Andréani, Fatiha Benatsou, Dominique Bocquet, Yves Kugelmann, Martine Ouaknine, Tudor Parfitt, Isabelle Wekstein-Steg et Bernard Esambert ont participé également à ce dîner-débat.

 

 De gauche à droite: Mme Bariza Khiari, Présidente de l'Institut des Cultures d'Islam, Vice-présidente du Projet Aladin; Mme Leah Pisar, Présidente du Projet Aladin et M. Dominique Bocquet, Contrôleur général économique et financier au ministère de l’Economie et des Finances et Secrétaire général du Projet Aladin

 De gauche à droite: S. Exc.M. Mertens de Wilmars, Ambassadeur de Belgique en France; S. Exc. Mme Aliza Bin-Noun, Ambassadrice d'Isarêl en France, S. Exc. le Cheikh Mohammed ben Isa Al Jaber, entrepreneur et philanthrope saoudien

 De gauche à droite: Mme Beate et M. Serge Klarsfeld;, Président de l'association des Fils et Filles des Déportés juifs de France; Mme Martine Ouaknine, avocate, Maire Adjoint de la ville de Nice

Après la présentation de la soirée par Abe Radkin, Directeur exécutif du Projet Aladin, le chargé d’Affaires des Etats-Unis à Paris, Brent Hardt, a souhaité la bienvenue aux invités et exprimé le soutien ferme de l’Ambassade des Etats-Unis à Paris pour le Projet Aladin et ses actions. Il a souligné que le Projet Aladin et l’ambassade des Etats-Unis suivaient les mêmes objectifs en ce que concerne le vivre-ensemble, la prévention de l’extrémisme, et le combat contre le racisme et l’antisémitisme.

Dans son discours d’ouverture, Leah Pisar a rappelé les missions du Projet Aladin, son devoir de vigilance, sa vocation à enseigner les leçons de l'Histoire afin de mieux comprendre, et mieux combattre, les racines de toutes les haines ; de mettre en garde les générations futures de toutes les races, couleurs et croyances, contre les dangers qui guettent à nouveau. Insistant sur l’importance de la connaissance de l’Autre et du respect de chacun, Leah Pisar a de plus présenté le Comité de conscience du Projet Aladin, dont la mission est d'entreprendre une réflexion commune et d'encourager les décideurs et les acteurs de la société civile à travers le globe à agir pour freiner la haine dans toutes ses manifestations.

André Azoulay, Conseiller de sa Majesté le Roi du Maroc et président du Comité de conscience du Projet Aladin, a fait un tour d’horizon de la situation actuelle concernant les relations interculturelles. Il a rappelé que la montée du populisme, des extrémismes, de l’intolérance et de la xénophobie nécessitait la vigilance de la part de tous ceux et toutes celles qui s’engagent pour préserver les valeurs universelles, pour promouvoir les relations interculturelles et pour faire barrage aux extrêmes. Face aux défis d’aujourd’hui, il faut redevenir militant et résister, a réitéré le président du Comité de Conscience.

 

De gauche à droite: Mme Judith Pisar,Envoyée spéciale pour la diplomatie culturelle de l’UNESCO; M.Richard Prasquier, Président de la section française du Keren Hayesod; ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France et son épouse, Mademoiselle Edna Stern, Pianiste 

Dans son discours, Bernard Cazeneuve a salué les initiatives du Projet Aladin qu’il a décrit comme un acteur majeur du dialogue interculturel. Il a souligné l’importance du rassemblement des intellectuels et penseurs de différentes cultures afin de réfléchir ensemble aux actions et aux mesures nécessaires pour combattre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et pour promouvoir le vivre-ensemble. Il a salué la présence dans la salle d’Eric de Rothschild, Mohammed Moussaoui, Tareq Oubrou et d’autres personnalités avec qui il avait travaillé en tant que ministre de l’Intérieur pour atteindre ces objectifs.

 

De gauche à droite: M. Mohammed Moussaoui, Président de l'Union des mosquées de France et M. Tarq Oubrou, Grand Imam de Bordeaux

L’entrepreneur et philanthrope saoudien le Cheikh Mohammed ben Isa Al Jaber a noté que le Moyen-Orient traverse aujourd’hui sa plus grande transformation depuis plus de quarante ans. Selon lui, les réformes entreprises par le prince héritier Mohammed ben Salman en Arabie saoudite auront un impact significatif sur les relations entre le monde arabe et l’Occident. Il considère que l’éducation reste l’atout le plus important dans le combat contre la haine et pour l’acceptation de l’Autre.

Bariza Khiari, Présidente de l’Institut des cultures d'Islam et vice- Présidente du Projet Aladin a insisté sur l’importance de la transmission, la connaissance de l’Autre, la promotion de l’universalité des droits et surtout la lutte contre l’obscurantisme.

Renaud Girard, Chroniqueur international du Figaro a animé le débat, en présence de nombreux penseurs, intellectuels et militants de différentes cultures tels que Jean-Louis Servan-Schreiber, Beate Klarsfeld, Marc Lambron, le Cheikh Khaled Bentounès, Ghaleb Bencheikh, Delphine Horvilleur, Mohammed Moussaoui, Tareq Oubrou, Ali Benmakhlouf, Nasser David Khalili, Moché Lewin, Richard Prasquier, Judith Pisar, Sylvie Rocard, Sami-Paul Tawil, Guillaume Denoix de Saint Marc, Marianne Le Clère-Papalexis, Laurent Cohen-Tanugi, Donatella Andréani et Francis Szpiner.

Concluant la soirée, Eric de Rothschild a exprimé sa grande satisfaction de la qualité des interventions. Il a ajouté que le Projet Aladin était une initiative indispensable dont la mission essentielle était de promouvoir le rapprochement entre le monde musulman et le monde juif par le biais de la diffusion des connaissances réciproques, surtout la connaissance des leçons de l’Histoire. Il a invité tous les intellectuels, penseurs et militants qui partagent les mêmes valeurs de travailler avec le Projet Aladin dans son combat pour le vivre-ensemble et contre les préjugés.