Gerhard Schröder a salué les dernières initiatives du Projet Aladin


 

L’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, parrain du Projet Aladin, s’est exprimé lors du dîner de gala qui s’est tenu le 12 juin 2014 à l’Hôtel de Lassay, afin d’affirmer l’importance des récentes initiatives lancées par le Projet Aladin, au moment où les tensions politiques, autant au niveau international qu’à l’intérieur même des nations, mettent en danger la coexistence pacifique des peuples, des cultures et des citoyens.

Dans ce contexte, il a tout particulièrement félicité la mise en place des universités d’été internationales du Projet Aladin, qui permettent de regrouper des jeunes leaders du monde euro-méditerranéen pour leur donner les moyens intellectuels et pratiques de mettre en place ensemble leurs projets d’avenir, porteurs de la paix de demain.

« Le vivre ensemble dans des sociétés multiculturelles ne peut pas être sans conflit, et il n’a pas besoin d’être sans conflit, a souligné l’ancien chancelier. Mais l'essentiel, c’est que ces conflits soient résolus par un dialogue pacifique ». Rejetant la logique du « choc des civilisations » qui a imprégné les politiques intérieures et extérieures du tournant du XXIème siècle, M. Schröder a appelé les personnalités présentes à répondre aux conflits interculturels par un engagement d’autant plus fort dans la voie souhaitable mais exigeante qu’emprunte le Projet Aladin, la voie d’un dialogue approfondi entre les cultures.

Le parrain du Projet Aladin a souligné l’importance du travail d’éducation et de diffusion des savoirs pour mettre en place les conditions du vivre ensemble entre des individus porteurs de cultures différentes, car « les changements de perception peuvent seulement advenir à travers une stratégie de long terme, qui se concentre sur l’éducation, la diffusion des savoirs ». L’ancien chancelier a appelé les acteurs du monde politique, culturel et religieux à assumer avec audace la responsabilité qui leur incombe, celle de transmettre des savoirs élargis sur le monde, pour qu’ainsi  chaque citoyen, chaque individu membre d’une nation, puisse par la connaissance de l’Autre faire l’expérience du caractère enrichissant du vivre ensemble au sein de sociétés plurielles.

Gerhard Schröder a encouragé les acteurs politiques à faciliter toutes les initiatives qui, à l’image de celles du Projet Aladin, « encouragent les rencontres et la collaboration entre l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud ». Dans un espace euro-méditerranéen où les tensions interculturelles sont en partie déterminées par les conflits politiques, les représentants politiques ont un rôle déterminant pour donner force à toutes les initiatives qui peuvent rendre espoir en l’amitié entre les peuples, entre les citoyens et entre les hommes.

Pour conclure son propos, il a appelé l’ensemble des acteurs politiques, culturels, religieux et économiques à soutenir les nombreuses initiatives du Projet Aladin en vue de la diffusion des connaissances et du dialogue des cultures. Il a finalement remercié tous ceux qui, depuis des années, soutiennent le Projet Aladin dans son travail de pacification par la transmission de la connaissance et le dialogue.