Formation Creteil


Communiqué de Presse

21 mai 2015

 

Connaître l’histoire des cultures et relations judéo-musulmanes pour la mobilisation contre le racisme et l’antisémitisme
 

Mercredi 20 mai 2015, plus de 150 professeurs et personnels d’encadrement de l’académie de Créteil se sont retrouvés pour la journée de formation ‘Connaître l’histoire des cultures et relations judéo-musulmanes’ pour la mobilisation contre le racisme et l’antisémitisme, organisée par le Projet Aladin et l’académie de Créteil.

Cette action s’inscrit dans la grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République et dans le plan d’action gouvernemental 2015-2017 de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. 

« L’histoire des relations entre les juifs et les musulmans doit permettre de lutter plus efficacement contre le racisme et l’antisémitisme et de promouvoir la diversité culturelle. L’association Projet Aladin rejoint ainsi le projet de l’École républicaine, qui est de former des futurs citoyens responsables et libres, autour des valeurs communes des droits de l’homme et dans le respect des appartenances de chacun », a déclaré Béatrice Gille, rectrice de l’académie de Créteil, chancelière des universités, dans son discours d’ouverture.

Elle a également rappelé ces quelques lignes du code de l’éducation : « Les programmes scolaires comportent, à tous les stades de la scolarité, des enseignements destinés à faire connaître la diversité et la richesse des cultures représentées en France. L’École, notamment grâce à un enseignement moral et civique, fait acquérir aux élèves le respect de la personne, de ses origines et de ses différences, de l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que de la laïcité. »

Anne Marie Revcolevschi, Présidente du Projet Aladin a souligné le rôle de l’école et de l’éducation dans l’acceptation des différences et dans l’apprentissage du vivre ensemble. Elle a insisté sur la nécessité de développer des mesures de responsabilisation contre les messages de haine et d’intolérance et l’importante d’une attitude d’ouverture, de connaissance des autres, de dialogue.

Plusieurs conférences, données par des historiens et des sociologues, se sont succédé :

-       histoire des relations judéo-musulmanes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient jusqu’à l’époque coloniale par Michel Abitbol, historien, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem ;

-       histoire des relations judéo-musulmanes au Maghreb, de l’époque coloniale jusqu’aux indépendances et émigrations par Lucette Valensi, historienne, directrice d’études émérite à l’EHESS et Mohammed Kenbib, historien, professeur émérite à l’université Mohammed V, Rabat ;

-       intégration des juifs de France, relations avec les musulmans, entre coexistence et tensions par Dominique Schnapper, sociologue, directrice d’études à l’EHESS ;

-       le radicalisme musulman aujourd’hui en France dans la jeunesse : mythes et réalités par Farhad Khosrokhavar, sociologue, directeur d’études à l’EHESS.

Ces interventions ont enrichi les apports théoriques des participants et nourri leur réflexion afin de les aider dans leur mission de faire partager les valeurs de la République.

Trois ateliers ont, dans l’après-midi, favoriser les échanges et le débat :

-       comment la littérature dit l’histoire : un regard sur l’autre, animé par Anny Dayan-Rosenman, maître de conférences en littérature à l’université Paris 7-Denis Diderot ;

-       histoire et mémoire, animé par Michel Abitbol, Mohammed Kenbib et Lucette Valensi ;

-       le fait religieux aujourd’hui et son enseignement, animé par Philippe Joutard, ancien recteur et Farhad Khosrokhavar ;

-       transmettre les valeurs de la République, animé par Jean-Pierre Obin, IGEN honoraire et Anne-Marie Revcolevschi, présidente de l’association Projet Aladin.

Ces ateliers ont notamment permis d’aborder des questions pédagogiques. Comment faire comprendre à des élèves que l’enseignement du fait religieux n’est pas contradictoire avec le principe de laïcité ? Comment réagir face à une provocation ? Comment travailler en équipe sur ce sujet ?

Au cours de cette journée, qui s’est déroulée à l’UPEC de Créteil (94), Béatrice Gille n’a pas manqué de rappeler l’engagement de l’académie de Créteil qui : « Depuis janvier, a fait le choix d’un effort particulier de formation, afin que les personnels ne puissent se sentir démunis face à certains problèmes de racisme, de refus de l’autre.»

 

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