Des graffitis pronazis et antisionistes découverts au mémorial de la Shoah à Jérusalem


11 juin 2012

La direction de Yad Vashem a évoqué la possibilité que ces actes soient le fait d'extrémistes juifs ultra-orthodoxes anti-sionistes, très minoritaires mais actifs dans certains quartiers religieux.

Parmi ces graffitis figurent des inscriptions à la gloire d'Hitler : "Si Hitler n'avait pas existé, les sionistes l'auraient inventé" et "Merci Hitler pour cette merveilleuse Shoah, c'est uniquement grâce à toi que nous avons obtenu un État de la part de l'ONU", en référence à la création de l'État d'Israël en 1948, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. On peut également lire : "Les sionistes ont amené la Shoah" et "Les guerres des sionistes ne sont pas celles du peuple juif".

Sept de ces graffitis peints en blanc et rouge ont été retrouvés sur des murs autour du mémorial dédié aux combattants du ghetto de Varsovie. D'autres ont été inscrits près d'un wagon de chemin de fer symbolisant le déportation des juifs par les nazis. Une enquête a été ouverte, a indiqué le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, ajoutant que la police "ne privilégie aucune piste".

Le mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, est consacré à la mémoire des six millions de juifs victimes du génocide nazi durant la Seconde Guerre mondiale. Une petite minorité d'activistes ultra-orthodoxes, anti-sionistes virulents, dénoncent régulièrement ce qu'ils considèrent comme une exploitation de la Shoah pour justifier la création de l'État d'Israël, qu'ils rejettent absolument. Selon eux, l'établissement d'un État juif en Palestine ne pourra se faire qu'après la venue du Messie. Ce courant rassemble quelques centaines de familles à Méa Shéarim, quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem, et il est très controversé au sein même de la mouvance juive ultra-orthodoxe.