Commémoration des 40 ans de l’attentat des J.O. de Munich à Paris


CRIF

06-09-2012

 

De nombreuses personnalités françaises se sont associées au CRIF pour honorer la mémoire des 11 athlètes israéliens victimes du terrorisme, parmi elles, Denis Masseglia, président du Comité National Olympique et Sportif Français; l’ambassadeur des Etats-Unis en France Charles Rivkin; l’ambassadeur des Etats-Unis à l’UNESCO, David Killion; l’ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal; l’ambassadeur d’Allemagne en France, Suzanne Wasum-Rainer; Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris; Pierre Schapira, adjoint au Maire chargé des relations internationales; Monsieur le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim; Rogel Nahum, athlète délégué par le Comité Olympique israélien; Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat; Marc Trévidic, juge d’instruction; Alain Arvin-Berod, administrateur du think tank « sports et citoyenneté »; Muriel Schor, nièce de Kehat Schor, victime de l’attentat; des associations de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, parmi lesquelles SOS Racisme, le Mouvement pour la Paix contre le terrorisme, la Fédération nationale des Victimes d’attentats et d’accidents collectifs.

S’exprimant au nom du gouvernement mais soulignant la caractère non politique de cette commémoration, Valérie Fourneyron, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative, dénonçait les terroristes et leur « crime haineux, impardonnable » ayant « violé la trêve olympique...pris la vie de onze innocents, profané le sanctuaire olympique ». Elle y opposait « la paix et la fraternité » qu’elle avait ressenties en visitant récemment le village olympique des J.O. de Londres, affirmant que « le France n’oublie pas » et que « l’histoire des Jeux Olympiques est à jamais marquée ».

Ce en quoi la rejoignait Yossi Gal, Ambassadeur d’Israël à Paris, dénonçant « une attaque contre la paix, la tolérance, les valeurs des J.O. » et « un symbole de la lâcheté des Palestiniens et des terroristes, de leur idéologie de haine et de mort ».

Politique évoquée, toutefois, dans le discours du Maire de Paris, lu par son Adjoint, Pierre Shapira, disant « la nécessité de combattre toutes les sortes de racisme, y compris l’antisémitisme », ajoutant que cet attentat aux J.O. de Munich « avait été la conséquence dramatique du conflit embrasant le Moyen-Orient, la paix passant par l’existence de deux États, l’État d’Israël inconditionnellement reconnu par tous ».

Plusieurs intervenants relevèrent que cet acte de haine antisémite n’était pas un moment isolé. Ainsi, le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, soulignait que « la menace terroriste perdure », comme on l’a vu en Bulgarie où, récemment, « des Israéliens ont été tués », rappelait Yossi Gal.

Autre rappel quant à la permanence de cette haine aujourd’hui par Richard Prasquier, évoquant les « athlètes qui refusent de défiler avec des sportifs israéliens, des athlètes qui refusent de se mesurer à des athlètes israéliens et sont ensuite accueillis en héros en rentrant dans leur pays ».

« Nous ne devons pas oublier », notait le Président du Comité olympique français, Denis Masseglia, rendant hommage à « ces sportifs qui n’avaient rien demandé d’autre que de réaliser leur rêve aux JO de Munich », car « l’idéal olympique doit inspirer un monde meilleur..la paix par l’olympisme, un message mis à mal en ce jour-là » et « on ne peut construire l’avenir sans la mémoire ».

Le CRIF et son Président furent remerciés pour avoir pris l’initiative de cette commémoration. « A Paris, berceau de l’olympisme, avec Pierre de Coubertin » expliquait Richard Prasquier, notant que « 6 mois plus tard Herzl y entendait des cris de haine ». Une grande cérémonie se tenait aussi à Munich, à l’aéroport, où furent tués les neuf otages israéliens et un policier allemand, en présence des familles.